samedi 13 décembre 2008

Des plans de relance pour gogos

Le plan français d’assistance au banques, qui était soumis à l’approbation de Bruxelles qui avait des doutes quand à son intégrité, vient d’être autorisé par l‘Europe. Y a-t-il eu des amendements, des modifications ? Mystère, le commun des mortels n’en saura rien. Des semaines sont donc passées et les crédits aux particuliers toujours aussi frileux. Par contre les banques se refont une sacrée santé sur le dos des usagers. Comme le dénonce cette semaine le Canard Enchaîné, les banques profitent des aides, de la baisse des taux directeurs et augment de façon honteuse les taux au crédit. Les responsables s’engraissent sur la peau des contribuables. Le même phénomène s’est produit en Grande Bretagne. Gordon Brown, sans excès de publicité, a tapé sur la table et les banquiers anglais ont aussitôt baissé leur taux de 1%. Sarkozy avait menacé nos banquiers de les DENONCER au public s’ils ne jouaient pas le jeu. Il a même mis en place un rapporteur qui s’est empressé de dire à la télévision qu’il rapporterait à Mr Sarkozy les mauvais banquiers afin que ce dernier les DENONCE au public. Quelle rigolade, pardon, les temps ne sont pas à l’euphorie, quelle bouffonnerie ! Les chiffres d’usuriers de nos banques et avancés par le Canard Enchaîné proviennent de la Banque de France. Le rapporteur n’est pas au courant ? La Banque de France n’informe pas le rapporteur, Mme Lagarde, Mr le Président ? C’est grave, très grave. Vite, il va falloir nommer un autre rapporteur, un rapporteur caché au sein de la Banque de France, un espion, un délateur. Si Mr le Président n’est pas au courant comment voulez vous qu’il dénonce les banques aux contribuables. Ubu n’aurait pas fait mieux.
Mr le Président du Monde, avait cru trouver l’idée du siècle en annonçant dans son autre plan de relance qu’il allait investir dans l’avenir en remboursant par anticipation tout l’argent que l’état devait aux entreprises. Travestir les mots et la vérité est une des qualités de notre grand dirigeant et nous faire croire que payer ses dettes est égal à un investissement de l’état relevait du plat de lentilles trop salées. Mais voilà qu’on apprend incidemment qu’un autre ver se promenait dans le fruit.
On découvre que l’assemblée vient de voter un amendement prévoyant le principe du remboursement mensuel de la TVA aux entreprises. Donc, notre Président avait oublié de nous dire qu’il fallait passer par une loi pour lui permettre de rembourser les entreprises.
Mais cela soulève une autre question. Comment cela se fait-il qu’une loi soit nécessaire pour rembourser la TVA mensuellement, alors que l’état prélève déjà mensuellement la TVA due par les entreprises ? Existe-t-il une loi dans ce sens ? Si oui, alors cela démontre une fois de plus de la gestion inique de l’état. Il prélève d’un côté tous les mois et rembourse, au mieux, tous les trois mois.
Quant au nouvel amendement il a encore du chemin à faire. Après l’Assemblée il faudra passer par le Sénat et attendre le décret d’application qui ne viendra peut-être pas, comme nombre de lois votées en France. Passée cette étape, il faudra convaincre l’administration de payer. L’administration ne pourra pas payer, les caisses sont tellement vides qu’on aperçoit la Chine à travers le fond du coffre. D’ici là les PME tombent et tomberont comme des mouches.
Savez-vous qu’en période de contrôle fiscal d’une PME, l’administration bloque automatiquement le remboursement des crédits TVA. Le remboursement d’une TVA étant de 3 mois (bloqué pour contrôle), plus un contrôle de fiscal de 3 mois, trois mois encore pour signifier et finaliser le contrôle, nous en sommes à neuf mois. Au final, une PME ne pourra espérer le remboursement qu’au bout de neuf mois. Il faut tenir neuf mois. Je connais une petite PME qui fait un chiffre d’affaires d’environ 380 000€, qui subit un contrôle fiscal, (Et ils sont florès les contrôles fiscaux en cette période de crise) qui s’est vu bloqué 15 000€ de remboursement de TVA, soit presque 4% autant que sa marge annuelle après impôts. A la même période elle a dû s’acquitter de sa Taxe professionnel le au même trésor public. C’est Ubu et Kafka réunis dans la même pièce.

Ce ne sont que des plans de relance pour gogos.
José ferreira
http://ferreirajdf.blogspot.com/

Martin Bouygues bétonne les médias

Martin Bouygues, PDG de Bouygues et actionnaire majoritaire de TF1, estime que son groupe audiovisuel "subit des contraintes réglementaires uniques au monde" et ne voit pas de "cadeau" fait à TF1 dans le projet de loi de réforme de l'audiovisuel public, qui va supprimer la publicité sur les chaînes publiques après 20H00 à partir de janvier. Il trouve aussi « choquants » les débats à l’assemblé nationale où, selon lui, '"nous sommes insultés quotidiennement". Mr Martin Bouygues ne manque pas d’air. Il va nous faire pitié le petit malheureux, le pauvre, le brimé. Mais pourquoi pleure-t-il puisque son ami, le président de la République, reprend les propositions du Livre blanc de TF1 ? Le président n’aurait pas été assez loin pour le satisfaire ? Il n’aura pas eu tous les cadeaux qu’il a demandé? Pourtant les députés ont aussi divisé par deux la taxe initialement prévue et ce conformément à sa demande tel que l’a révélé le Canard Enchainé. Non, Mr Bouygues se sait satisfait, ses saillies ne sont que du brouillard qu’il tente de vaporiser afin de cacher un autre scandale qui se profile. Il tente simplement de noyer le poisson. Mr Bouygues bétonne comme on dit dans son milieu.
Car étrangement, notre état se voit incapable d’attribuer la 4ème licence 3G de peur que Free ne l’emporte. Les 3 opérateurs actuels n’en veulent pas de cette 4ème licence tellement ils s’entendent bien sur le partage actuel du gâteau. Ou alors, oui ils l’acceptent mais à condition de se la partager, mais pas question qu’un 4ème larron vienne jouer le troublion dans le jardin privé. Le système est si juteux qu’il serait indécent que la concurrence vienne en profiter aussi.
Mr Martin Bouygues est si inquiet à ce sujet qu’il n’hésite pas à menacer le gouvernement.
Sans ambages il balance : « Si le gouvernement autorise un nouvel entrant à venir faire de l'ultra-« low cost » dans le mobile, il prend une lourde responsabilité ». « A terme, conclut-il, une guerre des prix peut provoquer de 10.000 à 30.000 pertes d'emplois chez les opérateurs ». Bigre ! En pleine période de crise, en plein marasme économique, au moment où le chômage flambe, Mr Bouygues n’y va pas par quatre chemins. Une lourde responsabilité qu’il prendrait le gouvernement de faire jouer la concurrence au profit des usagers. Cela s’apparente fortement à une menace à peine voilée. Jusque 30 000 chômeurs de plus si Sarkozy ne bloque pas le concurrent Free. Le président serait alors un créatuer de chômeurs en pleine crise sociale. Bruxelles sera donc un créateur de chômeurs aussi, puisqu’elle a décidée de faire baisser le tarif des mobiles sur deux ans et cela sans appel d’offre, tout simplement en se basant sur le fait que les opérateurs actuels ne jouaient pas la concurrence et la transparence. Mais Mr Bouygues ne veut rien entendre, il veut le statu quo, pas de concurrence, surtout pas, alors exit Free. En gros il nous dit que les usagers doivent continuer à les engraisser sinon ils licencieront et ce sera la faute à l’état. Il arrivera peut-être à convaincre son ami le Président qui l’écoute si bien. Retenons les termes de Mr Bouygues car on les retrouvera certainement dans la bouche de Sarkozy ou d’un député UMP aux ordres.
Mr Bouygues bétonne. Il bétonne sa forteresse, mais son béton est-il sain ? Le dosage est-il correct ou nous présente-il un béton pourri qui se désagrège et qui a du mal à faire sa prise ?
En 1981 on pouvait déjà lire ou entendre dans l’émission de Michel Polac, le droit de réponse, sur TF1 : « Une maison de maçon ; un pont de maçon ; une télé de m... ». Bouygues avait alors licencié Polac.

Il bétonne vous dis-je.
José ferreira
http://ferreirajdf.blogspot.com/

vendredi 12 décembre 2008

Peugeot - "Opération Patate"

Le secteur automobile n'est pas à la fête, c'est une certitude. En cette période de fin d'année, on remarque, ici et là, quelques initiatives, certes louables, mais qui nous donnent parfois l'impression de retourner quelques années en arrière.

Ainsi, le comité d'entreprise de Peugeot-Citroën Sochaux a organisé mercredi une vente exceptionnelle de pommes de terre à l'attention des 12.000 salariés du site.

Au total, ce sont 7 tonnes de patates qui ont été vendues 1,50 euro les 2,5 kilos, soit un prix défiant toutes concurrences. L'opération a formidablement bien marché. Eric Peultier, représentant syndical FO au CE de PSA Sochaux précise d'ailleurs:
"Au vu du succès de la vente, c'est une opération qui devrait se renouveler".

Jamais, depuis l'après-guerre, ce type de vente n'avait eu lieu dans une grande entreprise française, ce qui ne manque pas de nous interpeller sur la situation économique actuelle, notamment dans le secteur automobile. Rappelons que le site de Sochaux va connaître en décembre une longue période de chômage technique.

Lettre au Président [de CAZALS Bastien]

Cazals Bastien
35, route de Lodève
34080 Montpellier

Montpellier, le 25 novembre 2008,


à Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris


Monsieur le Président de la République,

Si je prends la liberté de vous écrire cette lettre, c’est qu’aujourd’hui, en tant qu’enseignant et directeur d’école comme en tant que citoyen, je suis en colère, proche de la révolte. Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir.

Permettez-moi, tout d’abord, d’insister sur l’expression de mon profond attachement et de mon immense respect pour cette République française dans laquelle j’ai eu la chance de venir au monde. Je suis attaché à ce pays car je considère qu’à certaines périodes de sa longue histoire, il s’y est dit, écrit et fait de si belles choses. Outre l’immense patrimoine culturel qu’elle a constitué, la France – tout particulièrement de sa révolution de 1789 au programme du Conseil National de la Résistance, en passant par la République et sa loi de 1905 sur la laïcité – a su porter si haut et avancer si loin les valeurs universelles consacrées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qu’elle a fini par faire le choix ambitieux d’une république laïque et démocratique où tous les citoyens vivent ensemble, en bénéficiant de la liberté, de l’égalité et de la solidarité ! Tellement admirable que j’ai choisi de servir cette République, ma République. J’en serais presque fier… sauf que je ne suis pour rien dans tout cela, j’en hérite. Et un tel héritage se partage ou se défend !

C’est ainsi que j’arrive à l’objet de ma lettre. En ce début de XXIème siècle, que reste-t-il de l’état républicain à la fois puissant et protecteur, comme de ses grandes missions d’intérêt public ? Plus grand chose : les idéologies en vogue étouffent la flamme républicaine tandis que les réformes en cours dépècent les derniers lambeaux des services publics. D’autres pourraient citer la justice, la santé ou la solidarité, je vous parlerai de ce que je connais, de ce que j’ai choisi : l’école primaire publique.

Monsieur le Président, autant vous le dire de suite, avec les transformations qui s’opèrent actuellement, l’État ne pourra plus garantir à chaque citoyen les mêmes droits en terme d’éducation. Et il s’agit, là, du déni d’un droit fondamental, surtout dans une république qui se prétend historiquement éclairée par le savoir et la pensée, la finesse et le bon goût. Cette ‘’modernisation'’ de l’Éducation Nationale, qui se construit pas à pas depuis des années, avance sur plusieurs plans à la fois mais dans une grande cohérence. Sachant que votre temps est précieux, j’ai donc choisi de n’en aborder qu’un aspect, le plus saisissant.

Ayant déclaré la guerre contre l’échec scolaire, votre ministre en charge du dossier a entrepris de moderniser l’école prétendument dans l’intérêt des élèves mais avec quand même, dans un coin de la tête, les impératifs budgétaires liés à la mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), au respect du pacte européen de stabilité et autres contingences financières. Ainsi, à cette rentrée 2008 et sans concertations préalables aux prises de décisions, M. Darcos a ainsi décidé :

Ø de mettre en place des nouveaux programmes qui conviennent parfaitement aux élèves commema fille, qui est structurée, attentive et appliquée, mais ne laisseront que peu de chances à son copain Victor de surmonter ses difficultés d’apprentissage ;

Ø de diminuer le nombre d’heures de classe pour les élèves comme ma fille qui travaille bien et comprend vite mais pas pour Victor qui est soutenu 2h par semaine dans ses difficultés d’apprentissage ;

Ø et de renforcer le dispositif de stages de remise à niveau en CM1/CM2 pour que Victor entretienne ses difficultés d’apprentissage pendant les vacances de ma fille…

Mais ce n’est pas tout – et Victor est finalement un peu chanceux, car la rénovation du primaire est en cours et, pour la rentrée 2009, sans plus de concertation, M. Darcos nous annonce qu’il va :

Ø supprimer progressivement les enseignants membres du Réseau d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté (RASED) qui aident Victor pendant le temps scolaire et sans lui refaire la classe ;

Ø mettre toujours plus d’élèves par classe – puisque toujours moins d’enseignants – ce qui ne plaira pas trop à ma fille qui aime avoir l’attention de la maîtresse mais beaucoup à Victor qui préfère se faire oublier ;

Ø et remplacer la prise en charge à l’école publique des 2/3 ans par leur accueil dans des structures locales payantes, ce qui n’affectera pas la scolarité de Victor mais de son petit frère Hugo qui restera encore un an à la maison avec sa maman car « sa veau pas l’coup de bosser au smig si faut payer le jardin des veilles » ! Hugo n’aura donc pas la chance de son frère de bénéficier des apports langagiers et de la stimulation cognitive d’une première socialisation à l’école maternelle.

Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l’objectif qu’il s’est fixé de diminuer par trois le nombre d’élèves en difficulté ? Et pouvez-vous m’affirmer que l’école primaire de demain continuera d’assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale ?

Actuellement, nous assistons à la mise en oeuvre, à marche forcée, des dernières grandes étapes de la transformation du système éducatif français. J’en veux pour preuve l’autoritarisme croissant exercé par la hiérarchie, le souci de rendre improductif l’exercice du droit syndical au travers du Service Minimum d’Accueil (SMA), ou celui de faire surveiller l’opinion et l’activisme des enseignants !

Aussi, comme bon nombre d’entre eux, j’entre aujourd’hui en résistance parce que je ne peux me résoudre à ce que l’école publique, mon école, ne se préoccupe ni de Victor, ni de Hugo, sans être pour autant en mesure de faire éclore un nouveau Victor Hugo. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration (article 15 de la DDHC de 1789) c’est pourquoi d’un fonctionnaire dévoué je me vois contraint de devenir un fonctionnaire désobéissant ! En conséquence, en tant qu’enseignant tout d’abord, je prends les décisions suivantes :

Ø Je n’appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l’esprit des programmes de 2002 (qui n’ont d’ailleurs fait l’objet d’aucune évaluation).

Ø Je n’effectuerai pas l’aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l’aide spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents deux fois dans l’année (en milieu et fin d’année), organiser les projets pédagogiques collectifs et également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute de personnel mis à disposition).

Ø Je ne déclarerai pas à l’administration mon intention de faire grève, 48h à l’avance, mais j’informerai, comme par le passé, les parents d’élèves au moins deux jours avant.

Ø Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d’élèves.

Ensuite, en tant que directeur, je prends les décisions suivantes :

Ø Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Elèves.

Ø Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.

Enfin, en tant que simple citoyen en dehors de tout parti politique, je n’empêcherai pas la diffusion de ces prises de position professionnelles mais au contraire, tenterai de participer à l’émergence d’une résistance citoyenne et non-violente, porteuse d’un projet de société généreux et ambitieux – depuis la crise financière, nous savons tous qu’il est possible de trouver beaucoup d’argent lorsque c’est nécessaire – car notre République est en train de tourner le dos à ses dernières missions d’intérêt public…

Conscient que vous ne mesuriez probablement ni l’ampleur du désastre qui menace l’école, ni celle de la colère qui submerge le monde enseignant, je sais que vous entendrez mon appel et ne décevrez pas l’espoir que je mets dans la grandeur de votre fonction.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’expression de mon attachement respectueux à la dignité de l’État républicain laïc et de croire en ma détermination à continuer d’oeuvrer pour tous les élèves qu’ils soient ma fille ou Victor.

CAZALS Bastien

>L instituteur convoqué après avoir écrit à Sarkozy

Pour avoir osé écrire au président de la République, Bastien Cazals, directeur de l'école maternelle Louise Michel à St Jean de Védas dans l'Hérault est convoqué par l'inspection académique ! Monsieur Cazals ne faisait que donner son avis sur les initiatives gouvernementales (suppression des Rased, de la petite section de maternelle, nouveaux programmes), un avis donc de professionnel compétent. Ces initiatives ont d'ailleurs fait l'objet de manifestations organisées partout en France le 24 Novembre dernier !

mercredi 10 décembre 2008

Grâce au Téléthon !

Dégoûté

"Le jeudi 4 décembre, sur France Info, la responsable de l'AFM (associatiion française dontre les myopathies) faisait la révélation suivante (ceci après insistance du journaliste) : France Télévision soi-disant partenaire du Téléthon, facture 1 500 000 € les 30 heures de diffusion. C'est un véritable scandale, voilà où passe une partie des dons. Qu'en est-il des "vedettes" qui se produisent sur le plateau, on peut suposer qu'elles aussi tapent dans la caisse. C'est une honte ! Après les pièces jaunes, où l'on apprend que la SNCF , partenaire, facture le TGV ; que Mme Chirac, son acolyte David Douillet et les autres descendent dans des hôtels 5 étoiles ; les Restos du Coeur, avec la révélation que les Enfoirés, se font payer pour leurs tournées ! Combien de temps vont continuer ces détournements, et la mise en avant de ces partenaires et vedettes qui me font vomir. Il est temps de faire les révélations et ne pas laisser les généreux donateurs dans l'ignorance [.....] Il y en a marre de ces profiteurs."

Francis, De Longwy.

dimanche 7 décembre 2008

La composition de l'équipe Aubry

La composition de l’équipe de Mme Auby dans sa totalité:

Autour de Martine Aubry, qui n’a pas nommé de numéro deux, se trouvent quatre dirigeants, sorte de «garde rapprochée»: l’eurodéputé Benoît Hamon, porte-parole, dont la motion avait obtenu 18,5% au Congrès de Reims; le député Arnaud Montebourg: secrétaire national chargé de la rénovation; le député François Lamy, bras droit de la maire de Lille, conseiller politique auprès de la première secrétaire; le député européen Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë, chargé de la coordination.

Les huit «secrétariats organisationnels», considérés comme régaliens, sont confiés notamment à des proches d’Aubry: François Lamy (à la communication), le député Christophe Borgel (élections, vie des fédérations), Alain Fontanel, proche de Bertrand Delanoë (animation et développement des fédérations), le député fabiusien Claude Bartolone (relations extérieures), les proches de Hamon, Régis Juanico (trésorerie) et Pascale Boistard (Organisations et adhésion).

Parmi les 29 secrétariats «thématiques», sorte de Shadow Cabinet de Martine Aubry: les députés Michel Sapin (Economie), Jean-Christophe Cambadèlis (Europe et relations internationales), Elisabeth Guigou (réforme de l’Etat et collectivités territoriales), André Vallini (Justice), Alain Vidalies (Travail), Sandrine Mazetier (Immigration) ainsi que la vice-présidente de la région Picardie, Laurence Rossignol (Environnement).

On remarque également des proches de Benoît Hamon, Razzy Hammadi (service public) et Bruno Julliard (Education), et un proche de Laurent Fabius, Guillaume Bachelay (Industrie).

La première secrétaire s’est entourée de trois autres conseillers: Didier Migaud, président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale (Finances et fiscalité), Gilles Pargneaux premier fédéral du Nord, et l’historien Alain Bergounioux (relations avec les Fondations)

Une nouvelle structure, le «laboratoire des idées», est présidée par le député Christian Paul. Autre innovation, le «Forum des territoires» est présidé par la députée Marylise Lebranchu, proche d'Aubry.

samedi 6 décembre 2008

Rachida Dati désavouée

Rachida Dati désavouée par François Fillon

En se disant, hier, « totalement hostile » à l’emprisonnement des mineurs de 12 ans, proposition contenue dans le rapport Varinard remis mercredi à la ministre de la Justice, François Fillon a désavoué Rachida Dati. « L e gouvernement n ’ a pas de projet pour modifier la législation dans ce sens » , a déclaré le chef d u gouvernement depuis Matignon. « Il y a un débat qui a été ouvert à la demande du gouvernement et à la demande du président de la République sur la rénovation du texte qui concerne la majorité pénale (...) mais je dis tout de suite qu’il n’est pas question que ces conséquences aboutissent à la mise en prison d’enfants de 12 ans », a-t-il averti. L e ministère de la Justice a aussitôt tenté de relativiser le désaveu du Premier ministre, en affirmant que Rachida Dati « avait clairement indiqué que la possibilité d ’ une sanction pénale à 12 ans n ’ impliquait pas l ’ incarcération » .

Encore une usine à gaz

Notre cher et grand président nous a affirmé lors de l'annonce de son grand plan de relance que les PME de moins de 10 salariés pourraient embaucher une personne sans payer de charges. Mr Laurent Wauqiez annonçait même le 04 /12 sur RMC que cela pouvait être appliqué tout de suite, sans attendre janvier 2009.
Cela paraissait trop beau. Où était donc le loup ?

Le loup était tout simplement égaré dans l'usine à gaz. En effet le dispositif actuel précise que les entreprises de moins de 10 salariés qui embauchent un salarié au niveau du Smic bénéficient
déjà d'un allègement de cotisations patronales de sécurité sociale, dit allègement Fillon, de 28,1 points. Il s'applique sur le salaire brut, de sorte que l'employeur doit tout de même payer 14 points de charges (retraites complémentaires, assurance chômage...).

Avec la réforme du formidable plan de Mr Sarkozy ce sont justement ces 14% qui devraient sauter. Comment ? En ne payant pas chaque trimestre ces fameux 14% ? Que nenni. Il faudra d'abord payer et attendre que les Assedic vous les remboursent trimestriellement. Les Assedic, en pleine mutation, fusion, pour devenir Pôle emploi, empêtrée dans ces changements avec les cortèges de grèves aura comme chacun le sait le plus grand mal à rembourser. Quand on voit le temps que l'état met déjà à rembourser la TVA. Le voilà, le loup, il pointe son museau. Par ailleurs le montage est fait de telle façon qu'il n'y a pratiquement aucun avantage ou intérêt à embaucher. En effet, les Assedic, pardon le Pôle emploi, ne rembourseront au maximum que 180€, le maximum calculé sur le SMIC. Ce montant dégressif sera nul à hauteur de 1.6 SMIC. Le montant du SMIC actuellement est de 1321.05€, une misère.

Les entreprises vont-elles embaucher, sauter le pas en sachant qu'il faudra passer un temps fou à courir après un maximum de 180€ ? J'en doute, au vu des paperasses et du temps perdu, d'autant plus qu'il semblerait que cette exonération ne serait valable que pour l'année 2009. Le personnel des Assedic, Pôle emploi, qui se plaint d'être en nombre insuffisant aura un peu plus de travail, pour faire plaisir à notre cher Président. Voilà l'usine à gaz.
Seules les entreprises qui avaient déjà prévu d'embaucher sauteront les pas. Le bilan des embauches sur cette incitation sera donc nul.
Cela n'aurait-il pas été plus simple, mois fastidieux et mois cher que de demander aux entreprises de mettre zéro sur les lignes de cotisation des fiches de paie ? Non, trop simple et comme chacun sait
en France on connait le proverbe : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Fumage, enfumage et usines à gaz.
En France on n'a toujours pas de pétrole, mais on a toujours des idées.

Boutigny, le 06/12/08
José ferreira
http://ferreirajdf.blogspot.com/

jeudi 4 décembre 2008

Après les mensonges, l'enfumage, voilà le foutage de gueule

Un plan de relance de 26 milliards basé sur l'investissement
qu'il nous dit supersarko.
Quel plan ? Quelle relance ? Quel investissement.
Qu'y a t-il dans la hotte de sarkonoël ?

1)- 11 milliards de remboursement anticipé aux entreprises
L'Etat remboursera par anticipation ses dettes aux entreprises à hauteur de 11 milliards d'euros. Le crédit d'impôt recherche sera remboursé par anticipation début 2009. L'Etat remboursera immédiatement aux entreprises ce qu'il doit au titre de la perception de la TVA. Restitution plus rapide aussi des excédents d'impôt payés par les sociétés. Remboursement immédiat des reports déficitaires d'impôt sur les sociétés. L'État paiera ses factures en retard aux PME industrielles du secteur de la défense.

2)- 10,5 milliards d'investissements publics
Le plan de relance de l'économie prévoit 10,5 milliards d'euros d'investissements supplémentaires de l'Etat, des grandes entreprises publiques et des collectivités locales pour accélérer divers programmes d'équipement. "Cette accélération sans précédent permettra de gagner plusieurs années", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Le plan prévoit 4 milliards d'euros d'investissements publics, 4 milliards pour les entreprises publiques (EDF, La Poste, etc.) et 2,5 milliards pour les collectivités locales. La réalisation du canal Seine Nord Europe et l'avance "en parallèle" de quatre lignes de TGV font partie de ces investissements. Il s'agit, a dit Nicolas Sarkozy, de "réaliser les investissements qui dormaient dans les cartons" et "profiteront à "la compétitivité de la France".

Cela nous fait là 21.5Mds sur 26, le reste étant du saupoudrage flou, très flou et difficilement applicable. Pour la plupart des promesses de puits sans fond comme ces 100 00 logements supplémentaires promis des décennies, comme les prêts à taux zéro seulement sur le neuf,
etc.…

Examinons donc ces 21.5Mds d'euros.

1)- Remboursement anticipé aux entreprises des dettes de l'état. Un remboursement n'est pas un investissement. Ces remboursements ne permettront aux entreprises que de se stabiliser au mieux, de survivre pour d'autres. A travers la crise actuelle, elles ne pourront pas investir mais seulement payer leurs arriérés.

2)- Cet investissement n'est qu'un rappel, une remise sur les rails de ce qui était prévu, mais que personne n'osait financer de peur de dépasser les 3% de déficit. Avec le feu vert de la CE, la France se
lance. Rattraper un retard est une course de longue haleine, usante. Cela ne produira donc aucun effet à brève ou coure échéance. Ces deux mesures sont donc simplement du foutage de gueule. Foutage de gueule comme le fait de permettre aux PME d'embaucher un employé sans charges. François Bayrou doit rigoler, lui qui fut brocardé par sarkoleon pour avoir avancé cette idée lors des présidentielles. Il a raison notre président de lancer de nouvelles lignes de TGV, et il devrait surtout accélérer l'arrivée du TGV à Strasbourg, puisqu'il ne savait pas que c'est son premier ministre qui l'avait inauguré il y aun an.
Ce n'est que du superficiel et du foutage de gueule. Il faut dire que nos journalistes sont toujours aussi mauvais, et qui annonce tous en chœur une relance de 26Mds d'euros, soit 1.3% du PIB.
Non, messieurs, cela ne ferait au mieux que 10 Mds et donc à peine 0.5%.

Regardez, Monsieur le Président, regardez vers la perfide Albion, où Mr Gordon Brown prend de vrais décisions.

Boutigny, le 04/12/08
José ferreira
http://ferreirajdf.blogspot.com/

lundi 1 décembre 2008

Affaire de Filippis-Libération: Rachida Dati est-elle digne de sa fonction?

Source : Le Post par Bruno Roger-Petit

Un mot sur l'affaire de Filippis.

Ministre de la Justice, Rachida Dati a tenu à préciser que la procédure suivie touchant à l'arrestation au petit matin de l'ancien directeur de la publication de Libération pour le mener devant un juge d'instruction était "régulière".

"Régulière", cela signifie que Rachida Dati (comme Michelle Alliot-Marie, sa collègue de l'Intérieur) estime qu'il n'y a pas matière à indignation. "Régulière", cela vaut absolution. "Régulière", cela indique que tout est possible dans ce pays désormais, et que des policiers, au service de l'Etat républicain, peuvent se permettre tout et n'importe quoi d'attentatoire à la liberté et la dignité de chacun d'entre nous, pourvu que la procédure, même détournée, soit "régulière".

Je me souviens de la belle formule de François Mitterrand évoquant certaines procédures "régulières", peu respectueuses des droits de la personne. Il parlait alors de la "force injuste de la loi".

Il est tout de même sidérant qu'en 2008, des ministres de la république justifient l'inacceptable, l'inqualifiable, l'insoutenable parce que la procédure qui y mène est "régulière", sans se rendre compte que le problème, c'est précisément la procédure elle-même qui conduit à ses intolérables débordements qui pose un réel problème démocratique.

C'est insupportable et cela pourrait démontrer, une fois de plus, (hélas!) que Rachida Dati est politiquement, philophiquement et humainement indigne de la fonction qu'elle occupe.

Source : Le Post par Bruno Roger-Petit