jeudi 19 février 2009

Nicolas aux mains crispées

Notre président ne sait pas s’exprimer sans faire de grands gestes, souvent accusateurs, balayeurs, impératifs. Dans la gestuelle il exprime fortement une incompréhension. Une incompréhension vis-à-vis-à-vis des autres, du monde qui l’entoure. Ses moulinets voudraient démontrer qu’il a toujours raison et qu’il balaie très promptement les incapables qui l’écoutent. Lui seul détient la vérité. Dans son gouvernement ce sont tous des nuls et donc il les a muselé. En Europe ce sont tous des incapables. Ces anglais qui n’ont plus d’industrie, à la différence de la France. Ce qui est faux puisque l’industrie anglaise représente 16.7% du PIB alors qu’en France elle ne se monte qu’à 14.1%. En Grande Bretagne la consommation baisse malgré un rabais de 2.5% de la TVA s’écrie notre Nicolas. Encore faux puisque la consommation a augmenté de 3 ,9%. Qu’importe ces mensonges de notre président puisque les mains crispées par la radinerie il veut nous convaincre que lui seul a raison envers et contre tous. Nous ne parlerons plus des sobriquets que lui donnent les allemands, de la défiance que présente à son égard Angela Merkel. Non, notre Nicolas n’est pas non plus comme ces tchèques, incapables de diriger l’Europe. D’ailleurs il va leur enlever la fabrication des voitures françaises sur leur territoire et non ce n’est pas du protectionnisme. Il n’est pas menteur notre président, non il l’a dit, c’est le défaut qu’il n’a pas. Ah qu’il est déjà lointain ce temps où il fallait regarder vers l’Angleterre, vers les USA . Qu’il est loin ce temps où l’Europe ne pouvait s’arrêter aux portes de la Russie. LA crise a touché la France, c’est donc la faute à tous ces pays qu’il avait encensé. Tous des nuls je vous dis.

La croissance, il devait aller la chercher avec les dents et c’est le peuple qui se fait déchiqueter. La France ne serait pas touchée par la crise, car elle était différente et c’est en France que l’on constate une hémorragie sociale qui a déjà fait un mort en Guadeloupe. Un mois, que les iles sont en grève générale et toujours pas un mot, pas un geste de notre président pour expliquer, défendre, combattre les maux qui rongent ces iles si lointaines. Tout dérape, tout craque, le bateau France prend eau de toutes parts et notre Nicolas garde les mains crispées. Il était écrit, je l’avais dit depuis un mois que la Guadeloupe serait la mèche de la bombe sociale. Mais il était convaincu, notre commandeur que tout passerait. Convaincu que les réformes à coup de butoir seraient votées. Les lycées, la recherche, les salariés et maintenant l’Outre-mer, tout le monde descend dans la rue et lui se mure dans des idées folles de ne défendre que les riches. La pression fiscale sur les PME s’est accrue, les contrôles fiscaux s’accroissent, les dépôts de bilans explosent, les crédits rares. Et les banquiers rigolent du bon tour qu’ils lui jouent. Des promesses ils en ont fait, que des promesses. Il leur a refilé des milliards et ils continuent de s’octroyer des salaires astronomiques. La Société Générale annonce plus de 2 milliards de bénéfice, le double par rapport à 2007 et ce malgré la soit disant perte de 5Mds due à Kerviel. L’industrie automobile se rempli les poches et continue de licencier à tours de bras. L’état lui-même augmente le patron de l’AMF de 71 000€ pour porter cette indemnité annuelle à 220 000€ alors qu’il touche déjà un salaire de haut fonctionnaire entre 40 et 80 000€. Quel exemple pour le peuple d’en bas.

Mais cela ne suffit pas, il faut aussi que notre président conserve au sein de son gouvernement des hommes en délicatesse soit avec la morale ou avec la justice. Trois, pas moins dans ces cas. Laporte, Kouchner et Santini qui ont des déboires et qui sont toujours en place. Aucune gêne, aucune honte pour notre président qui a tant clamé que lui aussi voudrait devenir riche.

La misère qui s’étale dans les rues, la précarité qui augmente, la révolte qui gronde, rien ne perturbe notre président. Tout ce qu’il touche, tout ce qu’il dit tourne à la polémique, à l’affrontement, mais rien ne le déstabilise. Il est fort notre président, il pense qu’il matera ces petits français qui aiment tant à décapiter les rois. Il devrait pourtant se méfier car la rue est de plus en plus en colère et quand la révolte cesse de gronder pour s’exprimer, alors ce sera les émeutes. Et ce qu’il n’aura pas voulu donner lui sera arraché à un prix beaucoup plus lourd. Les mains crispées, il n’aura plus qu’à les mettre dans les poches et à baisser la tête. En 18 mois il aura réussi à être plus mauvais que Chirac.

Boutigny, le 18/02/09
José ferreira
http://ferreirajdf.blogspot.com/

lundi 16 février 2009

L’état asphyxie la capitale et appauvrit le peuple d’en bas.

L’état asphyxie la capitale et appauvrit le peuple d’en bas.

Le nombre de passagers du Transilien a progressé de 25 % en sept ans. Chaque année, la SNCF doit transporter en plus l'équivalent d'une ville de 150 000 habitants déclare Guillaume Pepy, patron du réseau. La politique d’urbanisme de l’état n’a jamais été mise à plat, jamais approfondie, jamais été étudiée afin de libérer la capitale et de rendre le travail des français plus souple. L’état n’a que faire de cette masse de 2,7 million de transiliens qui prennent chaque jour une rame, qui rament chaque matin pour accéder à leur travail, qui triment chaque soir pour rentrer chez eux. Entre deux et quatre d’heures de transports quand tout va bien. Le réseau étant saturé, les retards se cumulent chaque jour. Toutes les lignes de banlieue annoncent chaque jour des problèmes techniques, avaries et autres. Les passagers sont excédés. Le nombre d’heures perdues dans ces transports est incalculable pour l’économie. Plus de 3 millions d’heures par jour. Que fait l’état ? Rien. Pas de nouveaux réseaux, pas de nouvelles villes pourvoyeuses de travail. A contrario l’intérieur du pays se désertifie. La SNCF supprime des lignes, les bureaux de poste ferment.

Chaque jour toutes les stations de radio annoncent entre 200 et 300km de bouchons pour accéder à Paris. Même phénomène le soir. Là encore des millions d’heures de perdues. Quant à la pollution n’en parlons pas. L’état préfère taxer les grosses voitures sous prétexte qu’elles polluent. Quelle démagogie. Ce n’est pas en faisant baisser de 10 ou 15 grammes de dioxyde de carbone sur les grosses cylindrées que la pollution baissera. Ce sont là comment dirait-on, des emplâtres sur une jambe de bois. Dans les années 80 il fallait, habitant à 50km de Paris, partir à 6h30/7 heures. Aujourd’hui il faut partir une heure plus tôt. A 6h3O l’A6 affiche déjà 30, 40 kilomètres de bouchons. Une folie, une folie économique mais qui rend les gens agressifs, fous. La seule méthode qu’à trouvé l’état c’est de réprimer, des policiers à tous les coins de rue, des radars même sur les bretelles d’accès ou de sortie d’autoroutes. Une folie là aussi. Mais pour l’état plus de recettes et pour ces banlieusards un peu moins d’argent en fin de mois.
L’ineptie du système d’urbanisme est telle que l’on continue de créer des « villages » à 40, 50 kilomètres de Paris. Ces nouvelles implantations n’ont de nom de village que la stupidité du système. Comment peut-on qualifier de village, un assemblage de 200, 300 pavillons, presque tous identiques, bâtis sur des terres agricoles, sans aucun commerce ? Pas une seule épicerie, pas une pharmacie, pas de crèches, pas de tabac ou de café, pas de magasin d’alimentation, pas un cinéma. Aucun lieu de vie, aucun contact. Que des voisins de voiture. Pas de visages, pas d’âmes. Rien, rien de rien. Alors pensez donc à une église ! Ah une église, centre d’un village, lieu de rencontres sur le parvis, face au bistrot. Mais quel bistrot ? Point de bistrot dans ces nouvelles communautés. Dans ces « villages » ou plutôt HLM à l’horizontale il n’ ya rien. Les commerces les plus proches sont les grandes surface à qui l’état fait toujours la part belle, et qui à 10 ou 15 kilomètres obligent les habitants à sortir leur voiture. Encore des heures de route, encore de la pollution. La dernière trouvaille des nos grands élus est de construire à Paris et Défense des grandes tours. Des grandes tours pour imiter New York et se donner un air de grandeur. Paris, en dehors de 3 ou 4 quartiers privilégiés est une ville morte chaque soir. En dehors de ces spécifités il est impossible de boire un café à 9 heures du matin, un dimanche. Roissy Charles Gaulle, aéroport international, ne peut que vous proposer un gobelet de nescafé infect pondu par un distributeur. A 22 heures tout est fermé. Quelle copie, quelle imitation alors vis-à-vis de New York ? Du paraître, de la bombance ? La Défense ? Ce grand labyrinthe, impossible à vivre puisque que des bureaux, impossible à traverser tellement le vent vous souffle à longueur d’année, cette esplanade désertée, ces parkings sans aucun sens humain, juste aptes à accueillir les sdf, les drogués ou autres, à la recherche de l’ombre une fois les bureaux fermés. Il faut donc recréer ce genre de milieu, juste pour satisfaire l’égo de certains maires, présidents de conseil ou d’état ?

Quelle époque, quel moment seraient-ils les meilleurs pour lancer deux à quatre grandes vraies villes en centre du pays ? C’est maintenant qu’il faudrait avoir l’audace d’une vraie relance, non pas pour la galerie ou pour une certaine classe sociale, mais pour la nation. Décongestionner les grandes villes, ouvrir les terres, redonner un sens à la vie, amèneraient une croissance certaine dans un confort de vie depuis des décennies disparue.

Ineptes, imbéciles, idiots qu’ils sont nos députés, nos ministres, nos présidents. Inconscients, sans cœur et abjectes qu’ils sont de mener une telle politique de concentration. D’un côté la grand majorité du pays qui se meure par désertification et de l’autre une parcelle qui se pourrit par l’entassement du nombre, la promiscuité. Alors pourquoi s’étonnent-ils que la violence progresse ? Aux éclats de la lumière de la capitale, inaccessible financièrement aux plus démunis et aux jeunes, ils opposent le désert des provinces. L’appel est donc fort, très fort et inexorable. L’avenir de la capitale et des premières grandes villes de France sera noir, noir de violence, noir de misère. La croissance des grandes villes ne pourra alors que monter en exergue la naissance des squats, « villages de tentes sur périphérique », lits sauvages dans les halls des immeubles. Le système, pour protéger les moins mal nantis, ne pourra que donner des idées à des élus d’utiliser des gaz puants pour faire fuir les malheureux, ne pourra que continuer à enrichir les « designers » qui vendent à prix d’or à la ville de Paris des sièges publics sur lesquels les SDF ne peuvent pas se coucher, ne pourra que continuer à engraisser les hôtels de la honte qui sont le premier RSA de l’état, ne pourra que permettre tout simplement d’exacerber la misère face aux quartiers hyper-protégés des riches qui tournent les yeux vers NOVA YORK. Paris est devenue une POUBELLE. On gare des grues à tour par dizaines sur ses boulevards, on ne ramasse plus les poubelles dans certains quartiers. Dans d’autres la police n’a plus le droit d’y pénétrer, chaque gang y faisant sa justice. Les façades de nombreux quartiers sont délabrées, des rues sont inaccessibles, des immeubles de 6 appartements se découvrent, sans permis de construire ou quelque étude de stabilité qui soit, avec 12 appartements. Les branchements sauvages en gaz et électricité, avec tous les dangers inhérents, sont innombrables.

Que faut- il faire pour que les élus soient moins stupides, ou moins cupides ?

Boutigny, le 11/02/09
José ferreira
http://ferreirajdf.blogspot.com/

dimanche 15 février 2009

Procès de Bernard Kouchner au "Tribunal des condamnés d’avance".

Nouvelle diffusion du procès en réhabilitation de Bernard Kouchner, qui s’est tenu en décembre au théâtre Dejazet.
Après Chirac (Jacques), Sarkozy (Nicolas) et Henry-Lévy (Bernard), le tribunal des condamnés d’avance poursuit Kouchner (Bernard) qui sera défendu par Jacques Vergès et Christophe Clair.

Lagarde s'en fout Total

Le gouvernement nous le répète depuis le début de la crise : le capitalisme va changer. Finis les licenciements abusifs, terminés les actionnaires omniprésents, réduis les écarts de salaires... Les employés qui font tourner les entreprises seront (enfin) considérées quand l'argent se remettra à couler.
Oui, la crise est en train de moraliser la société. C'est du moins ce que l'on nous promet en ces temps difficiles... Pourtant, quand une entreprise comme Total gagne beaucoup d'argent (13,9 millards d'euros cette année), la direction a décidé de répartir les bénéfices ainsi : 60% pour l'investissement, 38% pour les actionnaires et... 2% pour les salariés !
Invitée sur RTL à commenter ce "partage", Christine Lagarde (ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi) a expliqué qu'elle n'a "pas à porter de jugement" sur la répartition.

samedi 14 février 2009

Les chiffres de la crise.

Un déficit commercial en 2008 de 55,7Mds d’euros à comparer au 54 Mds d’euros distribués dans la même année aux actionnaires du CAC 40.

3 Mds de prêt à PSA qui annonce 11 000 départs de salariés. J.M Folz ex-PDG gagnait plus de 1,3 millions.

3 Mds de prêt à Renault qui annonce 6 000 départs. Carlos Ghosn le PDG gagne plus de 2,6 millions.

13,9 Mds de bénéfices pour Total qui licencie à travers sa filiale Hutchinson 186 Personnes.

360 Mds pour aider les banques. Les salaires des patrons des banques sont à la même échelle. D. Bouton Société Générale : + de 3 millions. B. Prot BNP : + de 4 millions. G. Pauget Crédit Agricole : + de 1,7 millions. A. Miller Dexia : + de 1,7 millions. Pas un seul banquier sous la barre du million. Chute de la distribution des crédits à l’immobilier en 2008 : plus de 17%.

Chômage en 2008 : + 11,4% ou 217 000 demandeurs supplémentaires.

Le PIB a reculé de 1,2% au 4ème trimestre. Il reculera au moins de 1% en 2009.

Des chiffres, des chiffres qui donnent le tournis. Des chiffres qui mettent en exergue notre système économique et surtout les inégalités de traitement en France. Et heureusement que la France est épargnée selon nos dirigeants. Heureusement que, comme lors de la catastrophe de Tchernobyl, le nuage de la crise a évité la France, pays béni, à l’abri de toutes les catastrophes mondiales et ce grâce à nos chers dirigeants. On les remercie et nous leur donnons grâce à ces bienfaiteurs. Merci, mille fois merci. On voit à ces chiffres que la France est bien un pays riche, le pays du miel. Une vraie ruche où les ouvrières s’échinent pour nourrir la reine.

Boutigny, le 013/02/09

mercredi 11 février 2009

Le protectionnisme démarre en France

En cas de crise la réaction « normale » des peuples ou des dirigeants est de prôner d’acheter, consommer national. C’est une démarche naturelle mais qui à moyen terme mets en danger les échanges mondiaux. Le fait d’instaurer un protectionnisme, même déguisé, déclenche automatiquement une réaction similaire chez nos partenaires, donc un blocage économique. C’est pour cette raison que tous les économistes dignes de ce nom ont toujours refusé ces replis. Notre président a à plusieurs reprises tancé les USA de vouloir recourir à ces méthodes et dernièrement à propos des aides à l’industrie de l’automobile américaine. Notre président, à juste titre pour une fois, avait raison de s’insurger contre ces méthodes révolues et illusoires de sortie de crise.

Mais voilà que notre cher donneur de leçons met en application exactement ce qu’il condamnait la veille. Hier il a annoncé le prêt de 7.3Mds à l’automobile française et Renault Truck, mais à condition, que PSA, Renault et Renault Trucks s’engagent à ne pas licencier en 2009 et à ne pas poursuivre les délocalisations. Renault Trucks a refusé ce pacte de Sarkozy le trouvant trop contraignant. L’état va donc prêter 6Mds à PSA et Renault sous conditions protectionnistes. L’Allemagne et l’UE ont aussitôt dénoncé ces méthodes. L’union va même se pencher sur ces contrats afin de bien s’assurer qu’il n’y aura pas tentative de fausser la concurrence en Europe. Il y a donc, une fois de plus, discordance dans le discours de notre donneur de leçons. Il fait comme les curés, faites ce que je dis, pas ce que je fais. Qu’il ait réagi ainsi envers les USA, pourquoi pas, tant ces derniers ont l’art et la manière pour ces entourloupes, mais vis-à-vis de l’Europe c’est la diviser. Et en cela, la division, notre Nikos national est un expert. Langue de bois, mensonges et tromperies.

Mais voilà que à peine 24 heures après ce beau prêt, PSA annonce le départ de 11 000 salariés en Europe. Pas en France, non en Europe. Il est vrai que PSA ne s’est en effet engagé qu’à ne pas fermer d'usines dans l'Hexagone pendant cinq ans. Dans l’hexagone ! Alors le reste de l’Europe…..Nos amis européens apprécieront. Le retour de bâton n’est pas loin et ce ne sera que mérité.

Sarko 1er qui voulait être président à vie de l’Europe ne fait que mettre des rustines, agacer nos partenaires et voyager au soleil. Pour ce qui est de la Guadeloupe, la Martinique et bientôt la Guyane, il laisse le 1ér ministre aller au front. A lui le soleil, à l’autre les douches froides.

Boutigny, le 11/02/09

Le monde selon K………………choquant.

La lecture du livre de Pierre Péan laisse sans voix. Les révélations sont surprenantes, les attaques directes et sévères. A lire ou à entendre les médias et les réponses de Mr Kouchner on aurait été tenté de croire qu’il ne s’agissait une fois de plus que d’histoires de gros sous. On a déjà tant vus au niveau politique des hommes se servir de leur poste pour s’enrichir que un de plus ou de moins n’aurait pas été étonnant.

Mais ce qui m’a le plus surpris ce sont les révélations faites par Pierre Péan, non pas sur les méthodes appliquées par le french doctor pour s’enrichir, mais celles sur le comportement de l’homme lui-même. Il apparaît, selon l’écrivain, que le bon docteur contrairement à la face d’ange qu’il a donné pendant quarante ans n’aurait été en fait qu’un arriviste, se servant de ses missions humanitaires pour se mettre en avant, pour assouvir un besoin impérieux de mégalomanie. Il serait donc un tricheur, un menteur de longue haleine. Pierre Péan frappe fort dés le début de son livre à propos de la demi-finale de la Coupe du monde de rugby 2007 : »La caméra montre les sept remplaçants anglais en haut de survêtement rouge qui vont rejoindre les bancs de touche, quand les premières paroles du God Save The Queen sortent des gorges des joueurs. Tel un automate jaillissant brutalement de sa boite, Bernard Kouchner, comme mû par une urgence absolue, bondit et se met au garde-à-vous, la main droite sur le cœur. Figé, l’air grave, il écoute religieusement l’hymne britannique sous le regard mi-narquois, mi-interloqué des autres convives. La caméra « panote » vers les tribunes, puis, une fois La Marseillaise entonnée, revient sur les deux équipes. Le ministre des Affaires étrangères de la République française laisse sa main retomber et détourne le regard de l’écran où, après quelques images des joueurs, l’objectif fixe en gros plan Nicolas Sarkozy chantant à pleins poumons. Bernard Kouchner se remet à table sans même avoir fredonné quelques mesures de l’hymne national pour mêler sa voix aux accents virils de Chabal et Michalak… ». La dsecription est précise.

Mince alors, notre cher docteur préfère donc l’hymne national anglais à notre Marseillaise ? Cela n’est pas très patriotique ou alors il a été dégouté de voir Sarkozy à la télé ce qui ne l’a pas empêché de devenir son ministre. On peut lire page 14 à propos de la fameuse scène du sac de riz porté à l’épaule : « J’ignorais pourtant qu’il avait répété trois fois la scène ». Monsieur K. aurait donc un goût immodéré pour les scènes médiatiques ? Cela est malsain s’agissant à ce moment là de la misère d’un peuple, mourant de faim.

Péan démontre aussi la grande amitié que notre héros aurait avec Paul Kagame, reconnu par le monde entier comme étant un des génocidaires au Rwanda. Il en aurait été ainsi par ailleurs dans le monde. Mr Kouchner se serait servi de l’humanitaire pour se mettre en avant, pour prôner des interventions militaires dans des conflits civils. Il est vrai que nous l’avons tous entendu se prononcer pour les deux guerres en Irak. Il aurait aussi mis dans sa poche la morale en Birmanie, en empochant une bonne somme pour dédouaner TOTAL des accusations à propos des travailleurs esclaves. Pierre Péan ne l’épargne à aucune page. Du Biafra au Darfour, passant par le Kosovo, la Birmanie, l’écrivain décrit précisément les turpitudes, les mensonges, les m’a-tu-vu du docteur. Il dénonce à chaque page les mises en scène, l’extrême égo de cet homme, comme lors d’une réception donnée par Pinault à Venise ou il refusa, avec sa femme, de prendre « les transports en commun » un vaporetto, préférant le bateau-taxi. Sa complice et épouse Christine Ockrent, appelée femme des ménages, patronne de RFI aurait à plusieurs reprises satisfait l’égo de sa moitié en licenciant plusieurs journalistes déplaisant à ce dernier. En dehors de l’argent, gagné de façon immoral, notre french doctor humaniste ne serait donc qu’un faussaire, âpre aux honneurs et au vedettariat.

Il est vrai que Mr Kouchner n’a essayé de se défendre, face aux attaques de Péan, que sur les propos d’argent gagné grâce à ses différents postes. (A aucun moment Péan ne prétend qu’il s’agirait d’argent illégal.) Mais je n’ai pas entendu une seule fois Mr Kouchner rejeter les accusations sur son comportement, sur ses « mensonges ». Pourquoi ne se défend-t-il pas sur ces attaques ? Elles sont fondées ? Dans tous les cas l’écrivain cite ou des témoins, ou des sources et comme ce n’est pas, et loin là, un jeunot dans ce genre d’écrits au risque d’encourir plusieurs procès, il est à penser que ses affirmations sont fondées.

Certains prétendent que ce livre est nauséabond. Je serai tenté de penser que c’est le comportement de Mr Kouchner qui l’est. Par ailleurs il est nécessaire que ces vérités, dérangeantes certes, soient publiées, ne serait-ce que pour éviter que les puissants ne se croient intouchables. C’est donc un livre salutaire.

Mais Mr Kouchner, je vous le dis, à l’image d’un certain monde, c’est choquant.

mardi 10 février 2009

La mèche se consume

Dans un article du 02/02/09, La Guadeloupe, mèche de la bombe sociale ?, je disais « L’aveu est maladroit mais clair : Il ne faut pas que le reste de la population nationale sache ce que l’état aura cédé. C’est là faire démontre de cynisme, d’inégalité et de poltronnerie. Ce qui ne sera pas fait aujourd’hui, le sera demain à un coût beaucoup plus élevé. Tout fini par se savoir et les cachoteries ne feront qu’exaspérer davantage les français.
La Guadeloupe risque très fortement d’être la mèche qui mettra à feu la bombe sociale. »

Aujourd’hui on peut dire que la mèche se consume. La Guadeloupe entre dans la 4ème semaine de grève générale, La Martinique a déjà entamé son 5ème jour et la Guyane aiguise les couteaux. Le secrétaire d’état qui avait plastronné qu’il resterait le temps nécessaire, qu’il pouvait, grâce aux techniques modernes, régler le problème sur place est rentré en métropole précipitamment, sans même aviser les syndicats. Il a été en fait rappelé illico-presto afin de prendre les nouvelles consignes de Nikos 1er, car la mèche se consume et il va être dur, très dur de tenter d’éteindre cette mèche. Les Guadeloupéens le sentent, le savent, Sarkozy est acculé. Il ne peut pas lâcher des milliards aux banques, lâcher encore aujourd’hui 6.5 Mds à l’automobile et prétendre qu’il n’ ya rien pour le peuple de là-bas, des Antilles, ces iles si proches de OBAMA.

Les iliens sont sûrs de leur fait et dénoncent l’abandon, la pression de certaines familles qui contrôlent tout, le dépouillement de leur salaires par des marges injustifiées, voire scandaleuses.

Le monde publie ce jour quelques extraits du pré rapport sur la filière du pétrole dans les DOMTOM. L’inspecteur n’y va pas par quatre chemins et dénonce des abus, plus qu’abusifs si l’on peut dire ; Sa conclusion ne manque pas de verve : "Cette longue liste d’anomalies, de chiffres non justifiés, de formules peu calées sur la réalité des coûts, me conduit à penser que la crédibilité du dispositif actuel est atteinte." Un système qui, dit-il profite largement à tous, sauf au consommateur.

Il n’ ya pas de doute que les Guadeloupéens, et leurs voisins aussi, liront ces belles lignes. La baisse de 9 centimes sur le carburant ne suffira plus alors. Mr Jégo risque fort, à sa descente d’avion, de retour avec les nouvelles directives, de se retrouver sans solution. Cela aura été un voyage éclair pour rien, sauf à exaspérer la population. La mèche se consume. Après la Guyane qui se prépare au bras de fer, à qui le tour ? La réunion, la Nouvelle Calédonie, la Polynésie ? Le 18 février, jour du rendez-vous pris par le président avec les syndicats de métropole, risque fortement d’être inspiré par les DOMTOM. Sarkozy, qui devait aller chercher la croissance avec les dents, doit se mordre la langue. Une politique erratique, toujours en faveur des nantis, sans véritable projet, ne peut pas se satisfaire de ne mettre que des rustines. A force la chambre à air se déchirera.

Boutigny, le 09/02/09

lundi 9 février 2009

Sarkozy bafoue le peuple et s’assoit sur les journalistes

Notre président est venu ce 5 février en direct sur plusieurs chaînes pour convaincre les français.

Pincé en début d’émission, le super-communicateur n’avait pourtant pas à s’en faire tant le scénario préparé à l’avance était d’une simplicité effarante.

Face à lui il s’était choisi pour interlocuteurs 4 journalistes, on ne peut plus soumis.

Laurence Ferrari, qui à part son sourire, n’avait rien à dire, rien à demander. Il est vrai qu’elle présente le journal de TF1, en remplacement de d’Arvor à la demande, selon les mauvaises langues, du président lui-même. Salariée d’un des plus grands amis du président, Martin Bouygues, elle ne pouvait nullement le provoquer au risque de soulever son courroux. Bridée donc de par sa position, elle ne posa aucune question, en dehors de quelques banalités. Mais professionnellement en avait-elle les moyens ? Elle ne délivra donc que des sourires, et fit la pose comme journaliste femme-objet.

David Pujadas, non pas salarié, mais subordonné de Sarkozy, puisque maintenant c’est ce dernier qui nomme le président de France Télévision, ne pouvait pas l’affronter au risque de retourner au placard. D’ailleurs le président lui rappela dés le début et à plusieurs reprises qu’il devait poser des questions précises. Il lui rappela également qu’il était déjà passé par le placard et qu’il devait en connaître le goût.

Guy Lagache, ah le gentil Guytou, salarié de M6, petite chaîne privée qui monte, qui peut dire merci au président pour avoir supprimé la publicité sur le réseau national, augmentant ainsi de facto ses revenus, a été si gentil avec notre Nikos national : « on a le sentiment qu’il y a deux poids, deux mesures, ce qui n’est pas forcément vrai ». Les français défilent par centaines de milliers, mécontents des cadeaux faits aux banques, en rage que pour eux il n’y ait rien, et l’ami Lagache dit, en direct, au président que ce n’est pas forcément vrai. Hein papa que c’est pas vrai ? Ce sont les autres les menteurs, toi tu le sais, hein papa ? On dirait le langage d’un enfant de 5 ans en adoration face à son père, mais certainement pas un journaliste.

Alain Duhamel, le bon et ancien Alain Duhamel. Lèche botte et gaffeur célèbre, pour ne pas dire autre chose, le bon Duhamel qui pour être agréable au bon président lui demande donc d’entrée ce que fait la présidence Tchèque en ce moment à la tête de l’Europe. Il est gentil aussi ce faux cul. Lui journaliste ne le sait pas et espère que son bon président, qui voulait être président à vie de l’Europe, va le remercier d’avoir posé cette bonne et douce question. Il se fait moucher en évoquant les rumeurs de sources à l'Elysée voulant nuire à Kouchner, relayées par le Nouvel Observateur. Déçu qu’il est notre Duhamel.

En bref une belle prestation du président face à 4 journalistes incapables d’exercer leur métier. Entre une potiche, deux « salariés » soumis et un cireur de pompes à la gaffe facile, le Nikos ne pouvait que jouir, triturer les chiffres, travestir la vérité et bafouer les français. Il était heureux de raconter combien son métier est difficile, combien il aimait les français, expliquer que c’était pour leur bien qu’il engraissait les banques, etc… en Bref une promenade de santé face aux 4 paires de bras cassés. Ah il est beau le journalisme français.

Libre donc de toute opposition, de toute question gênante, Sarkozy a donc pu, sans vergogne, déblatérer sur sa méthode et les vertus de sa politique.

Généreux, il annonce qu’il va injecter les 1.4 Mds d’euros d’intérêts, prélevés sur les banques, dans le social. Mensonge, car il oublié de déduire les intérêts que l’état devra lui-même payer afin d’emprunter sur le marché les sommes prêtées. Cette somme sera donc à diviser par deux.

Pas question d’augmenter le smic puisque les bénéficiaires sont trop nombreux, 17%. Les caisses sont vides pour eux.

Pas un mot sur la Guadeloupe en crise ouverte depuis 18 jours. Pas de questions non plus de la part de nos super-journalistes. A la gentille question de Guy Lagache : 26MDS de relance = combien d’emplois ? pas de réponse, on verra. De toute façon il faudra bien la boire cette crise et jusqu’à la lie et lui n’est pas responsable et le dit haut et fort. La crise est américaine, elle vient de là-bas. Il a une grande qualité notre président et l’a dit aux 15 millions de spectateurs qui l’écoutaient, il n’est pas menteur. Ce n’est pas l’avis de salariés, des salariés de Grandange qui viennent de poser une stèle en mémoire d’un des plus gros mensonges du monarque. Ce n’est pas l’avis des français qui l’écoutent et qui malgré ses promesses voient leur pouvoir d’achat non pas ramené mais déchiré par les dents. Ce n’est pas encore l’avis des français quand il dit maintenir sa confiance à Kouchner alors que celui-ci se débat dans des histoires de conflits d’intérêt sans fin.

C’est sans honte, sans gêne et surtout sans aucune contradiction qu’il annonce qu’il supprimera la taxe professionnelle en 2010 et que le coût de 8MDS d’euros sera compensé par d’autres impôts. Hérésie, mensonge, démagogie et aucun des 4 interlocuteurs ne réagit. La taxe professionnelle pèse entre 26 et 28 Milliards et non pas 8. Il faudra attendre le lendemain que Bercy corrige et modère les propos. La suppression ne sera que partielle, à hauteur de 8 Mds. Certes, en ces temps où on se balance des centaines de milliards à la figure, la différence de 16 à 18 Mds n’est qu’une paille. Là aussi, aucun des cireurs présent ne relève.

Mais qu’elle avancée ! On supprimerait 8Mds d’un côté et on taxerait 8Mds de l’autre. Quelle différence, quel changement ! Il est fort notre président, très fort. Le lendemain les patrons se frottaient les mains, les salariés, eux se posaient des questions. Allait-on alléger les taxes de 8 Mds sur les entreprises et les transférer à la charge des consommateurs ? On ne sait pas. Pas un des 4 fantastiques n’a posé la question. La crise étant donc américaine, il rappelle, Nikos 1er, que c’est lui qui a imposé aux « ricains » le sommet du G20 d’avril, lui seul. Et notre Duhamel national qui n’est pas au fait de tout de l’interroger : Vous serez 20 au G20. Enfin il a compris quelque chose le Alain. Et que donc les idées de Mr Obama ne sont pas bonnes. Il n’est pas question de plafonner les salaires des dirigeants des banques aidées, seuls les traders, les sous-fifres, bien, très bien rémunérés, se verront imposer une législation. On ne touche pas aux patrons.

L’industrie de l’automobile va se voir appliquer des règles très contraignantes quant aux délocalisations. C’est bien, c’est beau, cela réchauffe le cœur des petits français, mais en économie cela s’appelle du protectionnisme. Si’ on l’applique on ne peut pas reprocher aux ricains de le faire. Mais il est vrai que la démagogie est un produit qui se vend bien, surtout en temps de crise. Et en démagogie, Nikos 1ér est roi. Il va, juré, imposer le partage des profits des entreprises. Il veut l’application des 3 tiers. Magnifique ! Mais sur quelle base va-t-il appliquer les 33% revenant aux salariés ? Sur quelle base va-t-il appliquer les 33% revenant à l’investissement ? Nul ne le sait et boule de gomme. La majorité des profits faits par TOTAL par exemple sont faits à l’étranger. La majorité des 10 ou 11Mds de bénéfices de cette entreprise sont étrangers. Sarkozy va-t-il taxer des profits soumis à droit étranger ? Impensable, illégal au regard du droit international. Alors ce sera, peut-être, 33%, non pas de 10Mds pour le cas TOTAL, mais 33% de 2 ou 3 MDS. Et il en sera de même pour toutes les autres sociétés. Les voitures françaises fabriquées à l’étranger ne dégagent pas de bénéfices comptables en France mais à l’étranger, là où elles sont fabriquées. Et c’est donc logiquement, que sur le plan comptable, ces bénéfices soient gérés par les lois de ces pays. Là encore démagogie, mensonge.

Quant au reste des idées du président, suppression de la première tranche des impôts, augmentation des allocations familiales, ce ne sont que des idées. Il l’a dit et répété, que des idées, des suggestions à discuter à partir du 18 février et ces discussions pourront durer plusieurs mois, il l’a dit aussi. Et en attendant on comptera les français au tapis. Des promesses de vent selon la variation de la météo. Pas de questions de nos 4 fantastiques. Tout passe comme une lettre à la poste. La preuve, le lendemain, la majorité de la presse ne parle pas d’idées, de suggestions, mais de promesses, d’engagements. Naïfs, incompétents nos journalistes. En deux jours, on a tout entendu sur la taxe professionnelle. Les uns annoncent la suppression de 26 ou 28 Mds d’euros, les autres de 8Mds seulement. Certains prétendent que les recettes de la taxe s’élèvent à 8Mds, d’autres à 28Mds. Une véritable cacophonie. Après tout pour nos journalistes ce ne sont que des milliards et rien d’autre. Effet d’annonce, à celui qui sortira le premier sa une, sans aucune vérification, sans compréhension. Dans la même facture tous ces milliards font tourner la tête à tous ces nouveaux présentateurs de journaux qui confondent milliards et millions. Sur une des chaînes principales d’information j’ai entendu une belle blonde annoncer, à propos des 1.4Mds que le président avait promis de réinjecter, que « le milliard quatre cent mille euros » serait injecté dans le social. Juste une erreur de presque 400 millions d’euros, une paille. Il faut dire qu’avec tous ces milliards on en perd le nord. Il faut vendre, vite, très vite, sans vérifier, même si c’est de la merde.

Qu’a-t-il dit d’autre notre président, à part que c’était un métier fatigant, que les autres n’ont rien fait, que c’était la faute des américains, qu’il fallait qu’il fasse tout tout seul ? Rien, à part je, je, je. Et « je » continue comme ça. C’était bien la peine qu’il se fasse annoncer à coups de grandes trompettes. Quant aux journalistes, ils feraient bien de retourner à l’école, ou tout simplement à la niche.

St Aubin le 07/02/09

jeudi 5 février 2009

L’exemple vient de là-bas…. Des USA

La crise, la grande, pas celle créée par Sarkozy, vient des Etats Unis, à travers leur système financier ultra libéral. C’est un exemple que le monde entier a suivi, a mis à profit. Il est aujourd’hui facile, aisé pour nos gouvernants de tout coller sur le dos des américains. On s’est même écrié, à grands gestes, à menaces parfois, qu’on allait obliger ces américains à refonder leur capitalisme. C’était là faire aveu d’incapacité, aveu de faiblesse, de vassal, en reconnaissant que « leur capitalisme » était le notre.

Tous les pays ont eu et auront des hommes politiques douteux au sein de leurs gouvernements. Dans certains de ces pays, le nettoyage est fait avec rapidité. En France il est difficile, douloureux de demander à un ministre de quitter son poste dés lors que son intégrité est mise en cause. On en a la preuve ces jours-ci avec l’affaire Kouchner.

Dans la crise qui nous occupe, j’avais dit et redit qu’il me semblait impensable que la France prête des dizaines de milliards aux banquiers sans même prendre un siège au conseil d’administration, sans même les obliger à cesser de se payer par millions en salaires, en bonus, parachutes et autres inventions plus ou moins tordues. Notre président les a juste menacé de les dénoncer au public. La foi, la foi en le diable.

Et cette Amérique que fait-elle donc ? Elle avait déjà lors des plans de soutient pris part dans l’actionnariat. Elle réfléchit même à des nationalisations temporaires.

Obama avait prévenu qu’il serait sans pardon vis-à-vis de ces banquiers abusifs. Ils n’y ont pas cru comme en France. Et pourtant le couperet vient de tomber. Il vient de plafonner à 500 000 dollars (360 000 Euros) annuels le salaire de tous les PDG dont les sociétés ont été renflouées. Wall Street crie au scandale, la rue applaudit. L’exemple vient de là-bas. Obama a reconnu hier aussi avoir »foiré » en nommant deux ministres en délicatesse avec la justice. Il l’a reconnu et les a débarqué aussi sec. L’exemple, là aussi, vient de là-bas.

Qu’attend donc Mr Sarkozy pour prendre exemple, lu qui a tant encensé cette Amérique de Bush ? Serait-ce que la politique du pire, celle de Bush, est la seule qui agrée à notre président ?

Si le président noir continue sur cette lancée, la France n’aura plus à se soucier de la fuite des fortunes ou têtes dirigeantes qui gagnent des millions. La France, qui accepte de maintenir les super banquiers qui naviguent autour du million d’euros, va voir arriver par charters entiers ces PDG américains mis au sevrage. La fuite des fortunes va s’inverser ce qui permettra donc à Sarkozy de supprimer le paquet fiscal crée pour les protéger et donc de faire des économies. Ils sont formidables ces américains avec notre Sarkozy.

Boutigny, le 04/02/09
José ferreira
http://ferreirajdf.blogspot.com/